FISHBACH + DAS KINØ

11/01/2018 21H

En prévente : Étudiants 5€* / Adhérents 10€ / Jeunes 10€** / Demandeurs d’emploi, minima sociaux*** 10€ / Location 17€

* Pour les étudiants post-bac de l’Agglo sur présentation de leur carte étudiant.
** pour les moins de 21 ans (sur présentation d’une pièce d’identité).

***sur présentation d’un justificatif.

Plein tarif : 20€

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FISHBACH

POP – FRANCE

On n’avait pas vu pareil envol depuis longtemps. Victorieuse aux Inouïs du Printemps de Bourges, lauréate du Fair, chargée par les Transmusicales de Rennes de leur création annuelle…. Fishbach est partout, et partout elle trouble. Dans une époque où la pop s’acharne à être sage et droite, elle ose le bizarre, la diagonale, la torsion mais sans jamais perdre de vue les évidences de la séduction mélodique ou la clarté des sentiments. Révélée il y a tout juste un an avec l’intense single Mortel, cette jeune chanteuse impose d’emblée un chant particulier, à la fois surprenant et familier. On croit parfois au retour du slow rétro-futuriste, à des rêveries 80s.

Mais avec son premier album, Fishbach fait exploser un talent hors norme, qu’il est impossible d’associer à une tendance. Ses sortilèges n’appartiennent qu’à elle et suscitent d’étranges sensations. Peut-être parce qu’elle n’affectionne rien de plus que la limite : « Je ne sais pas ce qui est le bon et le mauvais goût, avoue-t-elle. J’aime être à la limite dans la justesse de la voix, dans les sons de synthé, dans le sens des textes ». Elle sait d’ailleurs que certains choix de production susciteront des frissons d’aise chez certains et en surprendront d’autres : « Quand j’ai commencé à faire de la musique sur mon iPad, les seuls sons de clavier disponibles étaient stridents, frontaux, sur le fil. » Alors, au sortir de sa première expérience de groupe – un duo punk –, elle a décidé de creuser cette direction, un chemin autarcique et têtu dans lequel elle prend à rebrousse-poil les bienséances et les clichés.

Flora n’a jamais fait les choses comme les autres. Après qu’elle se fut un peu cherchée entre peinture, photo et petits boulots – elle quitte l’école à 15 ans – elle a la tête retournée par un concert de Patti Smith lors d’un hommage à Rimbaud à Charleville-Mézières, sa ville natale. Dans sa famille, on vit à fond, que l’on soit boucher, femme au foyer ou infirmière. Elle décide donc de franchir le pas, retranche une lettre au nom de jeune fille de sa mère et devient Fishbach, comme si le destin collectif de ces combattifs prolos ardennais était aussi une métaphore de son travail à venir. Cela fera d’elle, aussi, une interprète incandescente, théâtrale et profonde. C’est d’ailleurs ce qui marque d’emblée à l’écoute de son album : cette voix sans âge qui résonne comme une incantation, à l’image de son premier single, Y crois-tu, troublante déclaration d’amour. Son chant, tour à tour intimiste et puissant, surprend puis très vite fascine, porté par des émotions et des thèmes – la nature et ses éléments y sont omniprésents – souvent personnels.

Mais cette jeune femme si singulière sait aussi se faire miroir, tant ses chansons se nourrissent de la vie des autres, parfois aussi de leurs mots (elle a entre autres colla- boré avec Juliette Armanet sur Un autre que moi). Ses textes parlent de rupture, de suicide mais aussi d’envol, d’espérance : « Chaque chanson est un tableau, une femme que j’aurais pu être, que j’ai peut-être été ou que je serai. Il n’y a rien de plus beau que l’universalité de la variété – c’est un mot très noble pour moi ». Et même quand elle rudoie nos habitudes mentales, un trouble irrésistible naît de ce qu’elle atteint des tensions et des rugosités universelles : « On me nomme la mort / On me dit tu / On m’imagine à tort » sur l’équivoque On me dit tu ou encore « J’ai lu tous vos messages / Mais vos paroles, vos mots doux / Je m’en fous » sur la ballade Un beau langage.

Au moment d’entrer en studio, Fishbach a ouvert la porte de ses chansons créées en solitaire. Xavier Thiry et Antoine Gaillet ont retravaillé avec elle l’identité et la puis- sance narrative de chaque son. « Et voilà, c’est figé pour toujours ! J’aime l’idée que ces chansons disent qui je suis à vingt-cinq ans. Dans chacune, une femme différente. ». Et dans chacune s’y livre, entière mais toujours mystérieuse. Son album se nomme À ta merci.

DAS KINØ

ELECTRO POP – FRANCE

Das-Kinø-Photo-RBKrecords

Il est une histoire entre un Homme approchant la quarantaine, au vécu parfois sombre, nourri d’expériences dont la vie seule connait les limites puis une jeune femme dont la beauté et les rêves animent une jeunesse flamboyante, candide.

Comme un souffle dans le cou, un murmure au creux de l’oreille, une caresse, Das Kinø révèle des envies d’amour à la Godard, les afters voluptueux des tableaux de Terry Rodgers.

C’est l’envie d’une musique à la fois cinématographique, sexy et extatique qui a réuni Léa et David pour raconter cette rencontre entre deux êtres que, pourtant, tout oppose. Elle est musicienne issue du conservatoire de Nantes (Piano Classique, Jazz, chant), il est autodidacte (synthétiseurs, basse, guitare, batterie, chant) passionné de musiques électroniques depuis le milieu des années 90. Après avoir longtemps été le chanteur, claviériste et compositeur du groupe nantais Smooth et actuellement leader du projet Dtwice, David, ainsi que Léa se sont imprégnés des univers de Kruder & Dorftmeister, Peace Orchestra, mais aussi de nouvelles influences telles que Disclosure, Todd Terje, The Acid.

Toute une école Electro qui a immédiatement révélé l’envie d’une musique aux sonorités chaleureuses. La collaboration entre David, musicien et réalisateur (Smooth, Elodie Rama, Pégase, Aymeric Maïni, Rhum for Pauline, Dtwice), et Léa semblait une évidence tant l’aura, le talent de pianiste, la voix angélique ainsi que la sensibilité musicale de cette jeune Femme illustre à la perfection cet Eden sensuel et gracieux vers lequel tend la musique de Das Kinø.